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Strasbourg : voeux définitifs d’un ermite diocésain

Par Nominoe — 11 mai 2026

Le 10 mai dernier Mgr Delannoy a visité le sanctuaire de Notre-Dame de Hohatzenheim dans le diocèse de Strasbourg, et reçu les voeux définitifs d’un nouvel ermite diocésain.

Le diocèse de Strasbourg communique :

« Ce dimanche 10 mai 2026, notre Archevêque, Mgr Pascal Delannoy, a visité le Sanctuaire de Notre-Dame de Hohatzenheim. Il est venu affermir dans la foi ses frères et sœurs, paroissiens et pèlerins du pèlerinage dédié à la Vierge des Douleurs, Notre-Dame de Compassion. À cette occasion, il a aussi reçu les vœux de frère Marie-Joseph comme ermite diocésain.

Spontanément, pour beaucoup, un ermite est quelqu’un qui vit dans une grotte ou une cabane, sans eau, ni électricité, à l’écart de la société humaine, et parfois d’un caractère peu amène.

Saint Benoît en revanche, présente l’ermite, ce solitaire, comme un des deux types de moines, avec les cénobites, qui eux, vivent en communauté. Moine vient du grec monos qui signifie seul. Le bienheureux Guerric d’Igny, cistercien du XIIème siècle affirme cependant qu’on n’est jamais seul lorsqu’on est avec le Seul, c’est-à-dire le Seigneur. Le moine n’est pas d’abord quelqu’un qui fuit le monde, mais qui quête le visage du Seigneur et pour cela se retire au désert (eremos en grec). L’unique critère que saint Benoît donne pour accueillir celui qui frappe à la porte du monastère est : cherche-t-il vraiment Dieu ?

Par ses vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, le moine cherche à épouser la forme de vie même du Seigneur Jésus. Il veut par le don de sa vie répondre à Celui qui l’a aimé et s’est livré Lui-même pour lui (cf. Galates 2, 20) afin de pouvoir dire en vérité : Christ est ma vie (Philippiens 1, 21). Pour reprendre les mots de la petite Thérèse, moniale carmélite, il veut être, au cœur, de l’Église sa Mère, l’Amour.

« Séparé de tous », et ne l’est-il pas par une forme de vie peu commune, souvent mal comprise et un peu folle aux yeux du monde, le moine « est uni à tous » dit Évagre, moine au IVème siècle, originaire du Pont en Turquie actuelle, en ce sens qu’il retrouve chacun dans la recherche d’un sens à la vie, qui pour lui n’est pas une théorie ni même un idéal, mais un visage, celui de Jésus.

Comme Jean Baptiste, comme Marie, sa joie est d’entendre Sa voix et de demeurer en Sa présence, en un entretien intime qu’il veut continuel, même dans les tâches les plus ordinaires et communes du quotidien.

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