Les missions étrangères de Paris ont publié les peines canoniques concernant le père de Salvert, qui n’a pas été mis en cause par la justice civile cependant. Il est interdit de ministère public, de prédication et d’accompagnement spirituel jusqu’en 2031.
L’affaire de Salvert a éclaté en avril 2023 avec sa garde à vue pour des viols sur majeurs lorsqu’il était curé du Lion d’Angers dans le diocèse du même nom. Les MEP avaient communiqué sur sa garde à vue et sô passif : il avait été curé des MEP au Japon jusqu’à son renvoi en France à la demande de l’évêque de Sapporo pour des relations sexuelles « à notre connaissance consenties » – mais contraires au vœu de chasteté.
Ce qui n’avait pas empêché les MEP de le recycler en l’envoyant comme curé de paroisse en Anjou – Mgr Reithinger, évêque auxiliaire en Alsace, avait été auditionné à ce sujet – il était supérieur des MEP à ce moment.
Cette affaire avait provoqué une libération de la parole au sujet des abus aux Missions étrangères de Paris, notamment en Asie du sud-est et au Japon, la parution de plusieurs enquêtes dans la presse, le lancement d’une commission indépendante sur les abus dans la communauté – dont le rapport est paru fin 2024 – et la mise à l’écart (partielle) de Mgr Reithinger, évêque auxiliaire de Strasbourg, ainsi que de Mgr Colomb, évêque de la Rochelle – il s’est retiré de ses fonctions en juin 2023, a été (partiellement) remplacé par Mgr Jacolin, évêque de Luçon, jusqu’à qu’il soit atteint par la limite d’âge, puis Mgr Bozo, évêque de Limoges, a été nommé coadjuteur à La Rochelle Saintes en août 2025.
« À l’issue de la procédure canonique ouverte en 2023, durant laquelle le Père Aymeric
de Salvert était déjà soumis à diverses mesures conservatoires dont celle d’être tenu à l’écart de tout ministère public, les mesures disciplinaires suivantes ont été prises et notifiées à l’intéressé le 7 mai 2026.
Ces mesures s’inscrivent dans un souci de
protection des personnes, de prévention des situations à risque et de juste exercice du
ministère sacerdotal. Elles sont imposées pour une durée de cinq ans, jusqu’au 7 mai
2031 :
- interdiction de toute intervention publique liée au ministère sacerdotal
(prédication, conférence, enseignement, publication ou prise de parole). - interdiction d’exercer une charge pastorale extérieure et de célébrer publiquement la messe ou d’administrer les sacrements en dehors de la communauté de résidence qui lui a été désignée ;
- interdiction d’exercer toute forme d’accompagnement spirituel, de direction spirituelle ou de suivi pastoral individuel ;
Par ailleurs les MEP reconnaissent « l’erreur institutionnelle de discernement qu’a constituée la nomination du Père Aymeric de Salvert au service des vocations » et demandent pardon aux victimes.


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