Après le désengagement brutal du diocèse de Paris, au grand dam des fidèles de Notre Dame du Lys dans le 15e arrondissement de Paris, une rare bonne nouvelle pour l’Eglise de France à la veille de la venue du Pape Léon XIV en France, la raison a fini par triompher – elle sera reprise dès septembre par les missionnaires de la miséricorde divine (SMMD), annonce Paix Liturgique
« Le culte traditionnel continuera à être célébré dans la chapelle de Notre-Dame-du-Lys, 7 rue Blomet, dans le quinzième arrondissement de Paris. Cette chapelle était jadis desservie par les Religieux de Saint-Vincent-de-Paul selon la liturgie nouvelle, mais interprétée de manière « classique », et qui animaient un patronage florissant.
Tous les dimanches, depuis la fin des années 80 du siècle dernier, une messe traditionnelle y est dite le dimanche et d’autres en semaine. Actuellement, la messe dominicale est célébrée à 11h 15 par l’abbé François Scheffer, recteur de la chapelle, prêtre du diocèse de Paris. Cette messe rassemble tous les dimanches de 150 à 250 fidèles. Des messes selon le missel de Paul VI sont aussi célébrées, le dimanche à 10h et en semaine du mardi au samedi. Une autre messe traditionnelle y est chantée le mercredi à 19h 45, par l’abbé de Labarre, de la FSSP, messe pour les jeunes, anciennement célébrée à Saint-François-Xavier avant le motu proprio Traditionis custodes et les décisions restrictives de Mgr Aupetit.
Les Religieux de Saint-Vincent-de-Paul, faute de personnel ecclésiastique, suite à une crise interne ayant provoqué une scission de leur congrégation, avaient dû cesser de desservir chapelle et patronage. Ils restent cependant propriétaires de l’ensemble immobilier qui accueille chapelle, patronage et bâtiments annexes. L’œuvre est considérée comme dépendant juridiquement de la paroisse Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle.
Le 26 novembre 2025 se produisit un coup de théâtre : Mgr Michel Gueguen, vicaire général du diocèse de Paris, vint expliquer devant une assemblée d’environ 250 fidèles que cet ensemble immobilier était vétuste et nécessitait des travaux demandant des investissements importants (un million d’euros rapidement, trois millions à terme, plus si nécessaire), les Pères de Saint-Vincent-de-Paul ne pouvant pas assurer cet apport financier.
Mgr Gueguen annonçait donc brutalement que le diocèse de Paris entendait se désengager de Notre-Dame-du-Lys à partir du mois de juin 2026 ; les fidèles des messes Paul VI étaient invités à se rendre désormais dans les paroisses voisines ; et les fidèles de la messe tridentine où bon leur semblerait ; la messe traditionnelle pour les jeunes du mercredi passait purement et simplement à la trappe et l’abbé Scheffer, très attaché à cet apostolat, allait être renvoyé à d’autres fonctions.
Le choc fut violent pour les fidèles présents qui exprimèrent avec force leur étonnement d’être traités de cette manière, sans avoir été préalablement consultés ni même informés de cette décision unilatérale. La disparition annoncée du patronage fut ressentie comme anti-pastorale. Tous demandèrent qu’on prenne le temps pour réfléchir paisiblement à des solutions raisonnables, d’autant que les Pères de Saint-Vincent-de-Paul se disaient tout disposés à confier les lieux à une communauté sacerdotale qui voudrait bien assurer ou faire assurer le service cultuel dans les deux rites et se charger du patronage.
Et puis, derrière la décision du diocèse, on sentait l’influence des financiers diocésains de Paris, qui envisageaient une opération immobilière appétissante. L’opposition des fidèles de ND du Lys, dès lors, ne cessa pas, opposition que Paix liturgique relaya largement et que le « veilleurs » prirent en charge. Mgr Ulrich mesura qu’il ne pouvait pas réduire encore le nombre des messes traditionnelles à Paris sans risquer des troubles plus importants que ceux provoqués par la suppression des messes dominicales par son prédécesseur, Mgr Aupetit, à ND du Travail, et à St-Georges de La Villette,
Il était évident qu’il fallait calmer le jeu et trouver une solution pour éviter des tempêtes. Pourquoi ne pas confier le service de la chapelle à des « spécialistes » non diocésains du rite traditionnel, qui se chargeraient en outre du patronage, des prêtres du diocèses assurant les messes Paul VI ? On évoquait des solutions : Communauté Saint-Martin, Chanoines de la Mère de Dieu….
La charge fut tout finalement proposée à l’Institut du Christ-Roi Souverain-Prêtre, du fait de la présence à Paris du chanoine Merly, de cet Institut, vice-official du diocèse. Mais le projet en très bonne voie capota, sans doute en raison d’une levée de boucliers de l’entourage de l’archevêque .
Elle a alors été proposée aux Missionnaires de la Miséricorde divine, institut religieux plus modeste, de droit diocésain (du diocèse de Fréjus-Toulon), fondé par l’abbé Loiseau, dirigé par l’abbé Dubrule, qui a des apostolats à Toulon, Strasbourg et Marseille. Un prêtre de celle communauté sera chargé de la chapelle et du patronage, assisté d’un diacre Ils s’installeront en septembre, rue Blomet.Enfin un geste de Paix au moment où le Saint Père doit venir à Paris…
La leçon de cette affaire est que la messe traditionnelle résiste à Paris« , conclut Paix Liturgique. Quant à Mgr Au petit, qui a supprimé celles de l’est et du sud parisien – les périphéries chères au Pape François – il est depuis parti sans gloire et a été oublié par les catholiques parisiens qu’il avait brutalisé.
La reprise des activités par une communauté est confirmée aussi par les religieux de Saint Vincent de Paul


Et qui va payer ces fameux travaux ? Les MMD sont aussi fauchés que les autres, peu nombreux, et en plus on leur refuse de nouvelles ordinations de prêtres.N’ont ils pas mieux à faire qu’à entrer dans ce panier de crabes ?